Et les chiffres parlent d’eux-mêmes ! Plus d’un Français sur deux déclare être influencé par les réseaux sociaux dans ses choix alimentaires. Près d’un quart affirme avoir déjà acheté un produit devenu viral et un sur quatre avoir découvert ou testé un produit alimentaire innovant après l’avoir vu en ligne. Chez les plus jeunes, ces proportions atteignent des niveaux encore plus spectaculaires.
Au fond, l’intérêt de cette étude n’est pas tant de révéler un phénomène que la filière observe déjà depuis plusieurs années. Elle confirme à quel point les réseaux sociaux sont devenus un accélérateur. Là où certaines innovations mettaient autrefois plusieurs années à passer du statut de curiosité à celui de produit de grande consommation, quelques mois suffisent désormais pour qu’un concept, une recette ou un ingrédient gagne en visibilité, soit repris par les industriels puis trouve sa place en rayon.
Le succès de Franui et, plus largement, des fruits enrobés de chocolat en constitue une illustration particulièrement parlante. Popularisé sur les réseaux sociaux, le concept a rapidement suscité l’intérêt de nombreux fabricants avant de s’installer (durablement ou pas) dans l’offre. Le phénomène Dubai Chocolate a suivi une trajectoire comparable. Plus récemment encore, la vague des produits hyperprotéinés démontre la capacité des plateformes à accélérer l’adoption de nouveaux usages alimentaires.
Faut-il pour autant considérer TikTok ou Instagram comme les nouveaux moteurs de l’innovation alimentaire ? Sans doute pas. Toutes les modes virales ne se transforment pas en succès commerciaux et les réseaux sociaux demeurent davantage des amplificateurs que des créateurs de marché. Ils constituent néanmoins un observatoire privilégié des attentes émergentes des consommateurs.
Pour les industriels comme pour les distributeurs, l’enjeu ne consiste donc plus seulement à communiquer sur ces plateformes. Il est aussi de les observer. Car une partie des innovations qui rempliront demain les allées des salons professionnels, les vitrines des enseignes ou les rayons des magasins s’y dessinent déjà aujourd’hui. Dans ce domaine, l’étude OpinionWay nous rappelle à quel point cette nouvelle fabrique est désormais devenue incontournable…
* Les Français, l’alimentation et les réseaux sociaux - mars 2026
Que les réseaux sociaux influencent aujourd’hui les tendances alimentaires ne surprendra plus personne. Des fruits enrobés de chocolat au Dubai Chocolate, en passant par les produits hyperprotéinés ou le matcha, les exemples se multiplient depuis plusieurs années. Une récente étude OpinionWay* réalisée pour le SIAL apporte toutefois un éclairage intéressant : elle permet cette fois de mesurer l’ampleur réelle du phénomène.
Et les chiffres parlent d’eux-mêmes ! Plus d’un Français sur deux déclare être influencé par les réseaux sociaux dans ses choix alimentaires. Près d’un quart affirme avoir déjà acheté un produit devenu viral et un sur quatre avoir découvert ou testé un produit alimentaire innovant après l’avoir vu en ligne. Chez les plus jeunes, ces proportions atteignent des niveaux encore plus spectaculaires.
Au fond, l’intérêt de cette étude n’est pas tant de révéler un phénomène que la filière observe déjà depuis plusieurs années. Elle confirme à quel point les réseaux sociaux sont devenus un accélérateur. Là où certaines innovations mettaient autrefois plusieurs années à passer du statut de curiosité à celui de produit de grande consommation, quelques mois suffisent désormais pour qu’un concept, une recette ou un ingrédient gagne en visibilité, soit repris par les industriels puis trouve sa place en rayon.
Le succès de Franui et, plus largement, des fruits enrobés de chocolat en constitue une illustration particulièrement parlante. Popularisé sur les réseaux sociaux, le concept a rapidement suscité l’intérêt de nombreux fabricants avant de s’installer (durablement ou pas) dans l’offre. Le phénomène Dubai Chocolate a suivi une trajectoire comparable. Plus récemment encore, la vague des produits hyperprotéinés démontre la capacité des plateformes à accélérer l’adoption de nouveaux usages alimentaires.
Faut-il pour autant considérer TikTok ou Instagram comme les nouveaux moteurs de l’innovation alimentaire ? Sans doute pas. Toutes les modes virales ne se transforment pas en succès commerciaux et les réseaux sociaux demeurent davantage des amplificateurs que des créateurs de marché. Ils constituent néanmoins un observatoire privilégié des attentes émergentes des consommateurs.
Pour les industriels comme pour les distributeurs, l’enjeu ne consiste donc plus seulement à communiquer sur ces plateformes. Il est aussi de les observer. Car une partie des innovations qui rempliront demain les allées des salons professionnels, les vitrines des enseignes ou les rayons des magasins s’y dessinent déjà aujourd’hui. Dans ce domaine, l’étude OpinionWay nous rappelle à quel point cette nouvelle fabrique est désormais devenue incontournable…
(*) : Les Français, l’alimentation et les réseaux sociaux - mars 2026