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Quatre mois après le début de la crise au Moyen-Orient, l'organisation représentant les PME et ETI agroalimentaires estime que les tensions sur les coûts restent fortes et demande une nouvelle mobilisation des pouvoirs publics et de la distribution.

Pact'Alim tire une nouvelle fois la sonnette d'alarme. À l'appui d'un sondage réalisé fin juin auprès de ses adhérents, l'organisation représentant 3 000 PME et ETI de l'alimentation affirme que neuf entreprises sur dix continuent de subir des surcoûts de production. Un constat dressé malgré la réouverture du détroit d'Ormuz, alors que les tensions entre les États-Unis et l'Iran connaissent un nouveau regain.

Selon l'organisation professionnelle, les hausses concernent en particulier le transport routier, dont les coûts auraient progressé d'environ 15 %, ainsi que les matières plastiques, avec des augmentations de l'ordre de 20 %, auxquelles s'ajoutent des difficultés d'approvisionnement. Pact'Alim estime également que les clauses de renégociation prévues dans les contrats commerciaux demeurent largement inefficaces et que les demandes de revalorisation tarifaire restent peu entendues par la grande distribution.

L'organisation rappelle que les négociations commerciales 2026 s'étaient conclues au printemps sur une quasi-stabilité des prix (+0,05 %), alors que les industriels réclamaient en moyenne une hausse de 3,5 % pour couvrir leurs coûts. Elle souligne que de nombreuses PME continuent d'absorber seules des charges qu'elles n'avaient ni anticipées ni provoquées.

Dans ce contexte, Pact'Alim demande l'organisation rapide d'une nouvelle réunion de la filière alimentaire sous l'égide des ministres de l'Agriculture et de la Consommation. L'objectif, selon son président Jérôme Foucault, est de permettre une prise en compte "juste, rapide et effective" des surcoûts lorsque ceux-ci sont avérés, au cas par cas, dans les relations commerciales entre industriels et distributeurs.