Sous l’effet combiné de la loi AGEC et du futur règlement européen sur les emballages, la pression s’intensifie sur les emballages de transport à usage unique. En 2030, 40 % des palettes, caisses, housses ou bacs devront être réutilisables. Dans le même temps, la France s’apprête à généraliser la filière REP Emballages Professionnels, dans la continuité de la stratégie nationale des « 3R » pour sortir du tout-jetable.
C’est dans ce contexte qu’Ecklo, jeune pousse fondée en 2022, avait introduit une première alternative avec sa housse réutilisable. Compatible avec le stockage sous température dirigée et adaptée aux flux logistiques de l’agroalimentaire, cette solution permet de réduire de plus de 80 % les émissions de CO₂ et de 95 % les déchets d’emballage. Sur le plan économique, ce nouvel emballage circulaire présente un coût de revient compris entre 1 et 2 euros par utilisation, soit un niveau équivalent aux standards du marché.
Un dispositif mobile et ergonomique
Avec l’Ecklomat, l’entreprise franchit une étape majeure pour faciliter la pose de ses housses. Développé et fabriqué en France, cet équipement compact et mobile permet d’enfiler une housse sur une palette en 45 secondes, contre près de deux minutes pour un filmage étirable classique. Sa cadence peut atteindre 40 palettes par heure, sans rupture organisationnelle pour les opérateurs. « L’Ecklomat fait sauter la dernière barrière du réemploi. Ce n’est pas un compromis, ni un arbitrage, mais un nouveau standard industriel à la fois performant, ergonomique et durable », explique Corentin Dejean, CEO et fondateur d’Ecklo.
Testée dans plusieurs secteurs, notamment en agroalimentaire, l’association housse + Ecklomat semble faire l’unanimité par sa simplicité d’intégration, alors que le geste de houssage s’impose progressivement comme une alternative crédible au filmage plastique, ne serait-ce déjà que pour gérer les flux internes. « Aujourd’hui, on estime que 30 à 40 % des palettes sont emballées pour être transportées sur des flux internes, notamment entre deux sites d’une même entreprise. Il y a donc près de 100 000 tonnes de film plastique qui restent toujours dans le périmètre des entreprises », rappelle le CEO d’Ecklo.
