Longtemps perçu comme un produit de dépannage, voire comme tabou, le surgelé coche aujourd’hui toutes les cases de la responsabilité sociétale des entreprises — et même au-delà. Durable, économique et socialement utile, il s’impose aujourd’hui comme une solution aux défis alimentaires et environnementaux.

© IA générée avec Canva
Un modèle de durabilité
Côté qualités nutritionnelles des fruits et légumes, le surgelé permet la préservation des vitamines et nutriments, contrairement à une courgette qui va rester stockée plusieurs jours dans le bac à légumes. Par ailleurs, le surgelé, c’est zéro gaspillage pour le consommateur comme pour le professionnel : pas d’épluchures, des portions ajustables et une longue conservation qui évite les pertes. Sujet particulièrement clé voire vital pour le restaurateur.
Les légumes sont cueillis à maturité, en pleine saison puis disponibles toute l’année — sans devoir les importer de l’autre bout du monde. Côté CO2 d’ailleurs, une analyse de cycle de vie menée par Nomad Foods en 2023 sur 22 produits montre une empreinte carbone inférieure à celle de produits équivalents non surgelés.
Une réponse aux défis de la société
N’oublions pas que le surgelé a accompagné la femme active des années 80 dans son émancipation des fourneaux et reste aujourd’hui un partenaire clé des « pressés » ou des moins habiles en cuisine. Aujourd’hui, et dans l’univers professionnel, il soutient la restauration dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, crise des vocations et raréfaction des savoir-faire. On peut s’en plaindre et « pester » mais les chiffres sont là : Selon l’enquête Besoins en Main-d’Œuvre (BMO) de France Travail, 60 % des recrutements en CHR sont jugés difficiles par les employeurs en 2024.
En libérant les cuisiniers des tâches répétitives — épluchage, découpe, etc. —, le surgelé leur permet de se concentrer sur les tâches à valeur ajoutée. Pour les restaurateurs, le surgelé assure aussi une régularité de qualité et une flexibilité essentielle pour s’adapter aux variations de fréquentation. Et non, ce n’est pas synonyme de standardisation : un fond de tarte surgelé peut servir de base à une création maison, tout comme des rondelles de carottes surgelées dans un plat de viande en sauce.
Un levier économique
La RSE, c’est aussi l’économie au sens « durabilité » et pérennité des activités. Grâce à la technologie surgelée, le savoir-faire culinaire français s’exporte dans le monde entier, en particulier dans le secteur boulangerie & pâtisserie : baguettes, croissants, pâtisseries ou macarons font rayonner notre expertise et notre identité, tout en soutenant l’emploi et la balance commerciale. Le marché mondial de la boulangerie surgelée est estimé à 33 milliards de dollars en 2024 (Mordor Intelligence) et devrait croître de près de 5 % d’ici 2029. Ce n’est qu’en dégageant des bénéfices que les entreprises du secteur peuvent investir dans la meilleure rémunération de leurs collaborateurs, des agriculteurs ou investir dans leur outil de production.
En somme, entre préservation des ressources, soutien à l’économie et adaptation aux modes de vie contemporains, le surgelé a décidément tout bon !

© photo IA générée avec Canva
Un mot sur LFConsulting : forte d'une longue expérience en marketing agroalimentaire dont près de 20 ans en surgelés, Laure Fauchon a fondé LFConsulting en 2024 pour accompagner les entreprises dans leur stratégie marketing et aider au développement de leurs activités de façon agile et opérationnelle. En collaboration avec Le Monde du Surgelé, elle propose des décryptages marketing à la fois pragmatiques et inspirants pour mieux comprendre les marchés, les innovations et les tendances consommateurs. Pour plus d'info : LFConsulting