Cette année encore, la catégorie « glaces » n’en finit plus de se réinventer. Au point qu’il serait presque plus juste de parler de « plaisirs glacés », tant les innovations proposées s’éloignent de la définition classique d’une « simple » crème glacée.

© Miko
Volcanix (Miko) : une référence où textures et gourmandise prennent le pas sur la glace traditionnelle.
La glace devient une expérience
En RHF, la nouveauté Volcanix de Miko illustre cette évolution. Ici, la glace devient secondaire au profit d’une expérience de textures et de gourmandise, apportée par d’autres éléments : cœur de billes soufflées et caramel. Au final, la glace vanille représente moins de la moitié de la composition. Fidèle à sa stratégie, si la référence cartonne en RHF, TMICC la lancera en GMS l’année prochaine.
Autre terrain d’innovation : l’impulsion et les « bonbons glacés ». Après les fruits enrobés de chocolat, les nouveautés ressemblent encore davantage à des offres de confiserie. Mini Melts propose des mini-billes de glace multicolores, en pot, façon « Dragibus », tandis que KIZZ lance des cubes fruités enrobés façon bonbons acidulés… mais surgelés. Des propositions particulièrement adaptées à une consommation nomade, individuelle ou « to share ». Parfait donc pour les circuits travel retail et impulsion, comme les aires d’autoroute ou les cinémas.

© Le Monde du Surgelé
KIZZ revisite les codes du bonbon glacé.
Du salé aux concepts les plus décalés
Côté glaces salées, si Picard a fait parler avec ses éditions limitées en novembre, la RHD pourrait également s’emparer de cette tendance. La crème glacée Burrata & Pesto de Compagnie des Desserts pourrait par exemple enrichir et valoriser un carpaccio de tomates anciennes, et ainsi créer de l’innovation sur une carte.
À l’international, les concepts vont encore plus loin. Heinz a lancé en Argentine une glace au ketchup, transformant un ingrédient en produit à part entière. Venir « appuyer » la consommation d’une innovation de rupture sur un produit à forte fréquence d’achat est plutôt bien vu, et mérite réflexion pour les marques.
Autre concept pratiqué au Japon : le yaourt à congeler avant dégustation. Danone avait lancé ce type de produit en 2012 au Portugal et en Espagne (Yolado), sans succès. Peut-être trop tôt ? Ou peut-être pas sur le bon marché ? Dans un pays comme la France, grand consommateur de yaourts, cette idée interroge.
Bref, à l’heure où nombre de sociétés cherchent des relais de croissance, les pistes à explorer sont nombreuses. Mais la création de valeur passe désormais par l’invention de nouveaux usages, bien plus que par de simples déclinaisons.
Et les plaisirs glacés, sucrés comme salés, en sont cette année encore une démonstration évidente.

© Heinz
Heinz pousse la logique hybride jusqu’à la glace au ketchup
Un mot sur LFConsulting : forte d'une longue expérience en marketing agroalimentaire dont près de 20 ans en surgelés, Laure Fauchon a fondé LFConsulting en 2024 pour accompagner les entreprises dans leur stratégie marketing et aider au développement de leurs activités de façon agile et opérationnelle. En collaboration avec Le Monde du Surgelé, elle propose des décryptages marketing à la fois pragmatiques et inspirants pour mieux comprendre les marchés, les innovations et les tendances consommateurs. Pour plus d'info : LFConsulting