Après une saison 2020 exceptionnelle, 2021 s’est avérée moins favorable à la consommation de glaces. Il n’empêche ! Tous les indicateurs restent au vert pour que la catégorie continue à se développer.

Les glaces veulent faire durer le plaisir

Après la pluie le beau temps. C’est le dicton que tous les fabricants de glaces espèrent voir vérifié cette année après une saison 2021 très morose. Entre la météo et les nombreux rappels de produits liés à la présence d'oxyde d'éthylène, l’été 2021 n’a pas été mirobolant. Outre l’absence des produits en rayon fin juin-début juillet et la défiance que ces rappels ont générée chez les consommateurs, certains distributeurs avaient bloqué des codes de certains produits, les rendant impossibles à commander. « Cet épisode a fortement perturbé l’ensemble de la profession mais plus encore les petites entités qui n’ont pas toujours les moyens humains suffisants sur le terrain », regrette ce fabricant.

Pour autant, sur le long terme et exception faite de quelques rares étés moins ensoleillés, le marché de la glace est en constante croissance. En moyenne depuis 2008, les ventes en hypers, supers et drives ont progressé de 3,4 % par an en valeur et de 2,4 % en nombre d’unités. « Les glaces se développent sur le long terme et réalisent plus d’un milliard de chiffre d’affaires par an depuis 2018, ce qui n’est pas donné à toutes les catégories », rappelle Pierre Van Marrewick, directeur marketing de Froneri.

L’innovation comme driver

Si les bâtonnets et les pots ont poursuivi leur dynamique de croissance, les autres segments font grise mine. Les barres dévissent de 31 %, les bacs reculent de 15 % et même les cônes dégringolent de 13 % après, pourtant, une très belle saison 2020. Il va sans dire que tous les intervenants se sont remobilisés pour essayer d’oublier le mauvais cru de l’an passé.

L’innovation sera une nouvelle fois au rendez-vous et elle est un fort driver sur le marché. Chaque année en effet les nouveautés génèrent à elles seules 12 % du CA global. Entre les formats, les textures et les saveurs, les marques ne sont pas en manque de pistes pour innover. Avec la gourmandise et le plaisir toujours en ligne de mire. Globalement les nouveautés sont plus sages que par le passé… les fabricants doivent trouver le bon dosage entre créativité et rotations, entre valorisation et taux de réachat !

Early booking

Autre levier, l’étirement de la « saison » qui allait traditionnellement de Pâques à la rentrée. À force de travail des marques, les implantations en magasins démarrent de plus en plus tôt, début mars dans certains cas. Gros avantage : pouvoir profiter des premiers beaux jours qui se montrent parfois dès fin mars – début avril. À l’inverse, l’automne est aussi une période propice aux lancements de nouveautés glacées à condition de « prendre garde à la saisonnalité plus ou moins marquée selon les segments » comme le souligne Pierre Van Marrewick. Mais le décalage des lancements doit s’accompagner en parallèle d’un étalement des investissements publicitaires afin de maintenir la présence à l’esprit des consommateurs !

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